Une AG sans moi…
Ce lundi 30 mars s’est tenue une Assemblée générale de l’association CirkoSud.
Cette association n’a pas encore atteint une célébrité nationale, ni même régionale. Créée il y a deux ans, elle a pour but de prendre un éventuel relai de Piste d’Azur, Centre régional des Arts du Cirque PACA.
Cette AG s’est bien déroulée, l’ordre du jour bien maîtrisé. Une nouvelle Présidente a été élue, concrétisant ainsi un nouvel élan indispensable.
Mais, en ce qui me concerne, l’essentiel n’est pas là.
Depuis que nous avons lancé la dynamique d’une pratique des Arts du cirque dans la zone géographique comprise entre Cannes et Grasse (c’est-à-dire depuis environ 40 ans), c’est la première fois que je ne suis pas présent à un moment important et déterminant de nos différentes structures (associatives ou coopératives).
Comme vu dans le paragraphe précédent, mon absence n’a nullement gêné le bon déroulement de l’évènement. La vie va continuer, les projets s’adapter.
Mon absence est due à une impossibilité de me déplacer de manière autonome. Je n’ai plus le droit (disons que c’est déconseillé !) de conduire. Donc, les 80 km entre mon domicile et le lieu de la réunion ne me furent pas possibles…
Je ne suis pas persuadé de regretter de n’avoir pas participé à une réunion formelle. J’en ai tellement vu, qu’une de plus ne va pas changer ma vie.
Mais cette absence concrétise mon désengagement de l’action dans cette organisation. Il ne s’agit pas uniquement de mon absence au nouveau Conseil d’administration. C’est aussi l’arrêt de différentes tâches matérielles et techniques. Abandon de la gestion des données, du numérique, de la gestion des outils distants…
Bref, un peu l’impression de ne plus être utile.
Mais gageons que personne n’est indispensable, et comme disait Churchill : » L’important, c’est que tout continue ! « .
Certes, mais ma vie ne sera sans doute plus la même après.
Cette transition est caractéristique du vieillissement. Un jour, on s’aperçoit que nous ne faisons plus ce qui nous était dévolu, mais que tout continue de fonctionner. D’autres font (souvent mieux) ce que nous faisions, et tout va bien.
Mais le passage reste difficile, pour les personnes qui sont les exclues. Certes, la vie peut rester belle et tranquille. Mais le passage à un nouveau statut (celui des vieux) reste délicat !

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13 heures
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